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Concours de souffrance

Mehal, 22 ans, s'avance sur le podium face à la foule. Il est le représentant d'une riche famille d'exploitants agricoles du sud du pays. Les concurrents viennent de tous les horizons et sont tous déterminés à remporter le concours afin d'apporter gloire et respect sur leur famille. Mehal sait que la compétition sera rude et n'hésite pas une seconde. C'est sans broncher qu'il se transperce le corps de dizaines d'aiguilles chauffées à blanc.

Historiquement le concours de souffrance se déroulait sur une journée et comptait une trentaine de candidats. Chaque grande Maison envoyait à la capitale son plus brave membre en lui confiant la mission de défendre l'honneur de la famille. Chacun prouvait son courage et celui de sa famille en se coupant un membre, généralement la main gauche, à l'épée. Il n'y avait pas de vainqueur.
Peu à peu, les Maisons ont disparues mais la tradition a demeuré. Elle s'est même considérablement développée depuis que la participation est ouverte à tous, noble ou paysan, homme ou femme, vieillard ou enfant.
Depuis quelques décennies ce sont chaque année plusieurs centaines de participants qui s'inscrivent sur la "liste rouge", ce qui a poussé les actuels organisateurs à prolonger le concours sur une semaine et à organiser des pré-sélections.

Cette année, 540 personnes se sont présentées aux pré-sélections dont 8 femmes. Si lors de la finale le participant choisit lui-même la torture qu'il s'inflige, c'est une épreuve imposée que doivent subir tous les participants au premier tour. Pour une fois, les femmes ont été qualifiées d'office. La première épreuve consistait à se faire écraser les testicules à la masse sans crier ni pleurer. Sur les 446 hommes ayant acceptés le défi seuls 81 ont réussi à rester impassible. Pour les autres, la compétition s'arrête là. Ils peuvent rentrer chez eux la queue entre les jambes. Notons qu'aucune caméra ni aucun appareil photo ne sont tolérés à Khennes la semaine du concours de souffrance et les images sont donc rares.


Deux jours après la première épreuve, les 89 candidats hommes et femmes qualifiés se présentent un par un à la foule sur une grande scène et ont chacun 10 minutes pour exécuter leur "show". Le niveau est souvent très élevé. En 2006 par exemple le vainqueur c'était pelé la peau des jambes puis trempé tout entier dans un bain de jus de citron sans grimacer. Parfois les shows se terminent de façon dramatique et il n'est pas rare de voir une personne mourir d'hémorragie après s'être coupé entièrement ou partiellement un membre. Cette année encore trois candidats ont perdu la vie, un premier s'est pendu à des crochets par les yeux et les deux autres se sont allongés nus sur une grande plaque de fonte chauffée à blanc. Une femme a également fait une crise cardiaque alors qu'elle s'enfonçait des clous rouillés sous les ongles au marteau.

Parmi les autres supplices originaux, la foule a particulièrement acclamé un homme qui a avalé une centaine de lames de rasoir et un autre qui s'est coupé un bras au couteau de boucher tranche par tranche pendant les 10 minutes imparties. Mais le grand gagnant de cette fois a été un jeune homme de 18 ans qui s'est crevé les yeux un par un au fer rouge. Il voulait gagner le grand prix de cette année, une voiture cabriolet, mais il semblerait que ce soit son frère qui va en profiter.

Voir la liste complète de toutes les mutilations:

www.devoir-de-savoir.com

Article ajouté le 01/04/2007 par Tev

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