Für Elise. . .
Le monde du net est volontiers décrit comme volatile et impersonnel. Pourtant, au-delà du cynisme et de cette froideur technologique, des liens se créent et se matérialisent dans ces moments difficiles. Simples connaissances, proches, amis, nous sommes tous atteints par cette perte si injuste, tellement incompréhensible. La fatalité, le destin ou Dieu, chacun trouvera sa réponse. Ce qui est certain, c’est que tous partageront le même deuil et le même chagrin.
Mais je n’ai pas envie d’évoquer la tristesse ou le malheur dans ce petit hommage à Elise. Elle n’aurait pas aimé ça, je le sais. Elle aurait préféré que j’évoque sa ténacité, son sens de l’humour et sa joie de vivre. Que j’évoque son implication dans les sites où elle participait activement et était appréciée de tous. Que j’évoque Elise…
Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé (...)
Et quand l'heure du départ fut proche :
— Ah! dit le renard... je pleurerai.
— C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
— Bien sûr, dit le renard.
— Mais tu vas pleurer! dit le petit prince.
— Bien sûr, dit le renard.
— Alors tu n'y gagnes rien!
— J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Elise nous avait tous apprivoisés. Sa joie de vivre m’accompagnera longtemps encore… son courage aussi. Adieu, petite Elise… Je retourne admirer les champs de blé virtuels que tu as plantés…
Article ajouté le 02/10/2006 par Duncan