Les sports nationaux en Thaïlande
Le sepak takraw :
Sport d'équipe très répandu dans la plupart des pays d'Asie du sud-est, le sepak takraw (en thaï ซปักตะกร้อ , sae-bpàk dtà-krô en romanisé, prononcer "sèpake takro") est né en Malaisie au XVème siècle sous le nom de
sepak raga, "frapper la balle". Le but était alors de faire des passes aux autres joueurs en cercle, à l'aide des parties du corps, à l'exception des mains, en se servant d'une petite balle en rotin.
Sous l'influence du volley-ball et du badminton, apparus à la fin du XIXème siècle, le sepak raga est sujet à d'importants changements, en particulier l'utilisation d'un filet. C'est ainsi qu'il change de nom pour devenir le "sepak takraw",
raga (balle) étant remplacé par son équivalent thaï. En 1965, grâce aux Jeux du Sud-Est Asiatique, le sepak takraw gagne en popularité puisqu'il se joue désormais au Laos, à Singapour, aux Philippines, ...
De nos jours, les clubs de sepak takraw sont encore assez rares en Occident où le sport est connu sous le nom de "kick volley-ball". C'est un sport impressionnant et très agréable à regarder en raison de ses nombreuses figures acrobatiques.
Les règles :
Ce sport se joue avec une petite balle, en bambou tressé ou en rotin, que les trois joueurs par équipe doivent faire passer dans le camp adverse par-dessus un filet de la hauteur d'un filet de badminton. Ils doivent pour cela s'aider uniquement des jambes, des épaules et de la tête. Un match se déroule en 3 sets de 15 points. Les règles sont quasi-identiques au volley-ball, notamment la limitation à trois passes consécutives. Cependant, contrairement à ce dernier, les joueurs ne changent pas de place lorsque l'équipe reprend le service et il est possible de se faire une passe à soi-même. Lors de l'engagement, le joueur reçoit la balle d'une passe de la main (seul moment où son utilisation est possible) par un équipier placé dans un quart de cercle situé au pied d'un des poteaux. Le serveur doit avoir son pied d'appui dans le cercle de service pour recevoir la passe.
Le muay thai :
Le terme muay thai (มวยไทย) signifie tout simplement "boxe thaïlandaise", mais est plus
connu dans le monde sous le nom de kick boxing en raison de l'utilisation des coups de pieds, entre autres. En effet, outre les jambes, l'utilisation des coups de genoux et des coups de coude est aussi autorisée.
Sa naissance en tant qu'art militaire remonte au XVème ou au XVIème siècle, durant la période Ayuthaya. Pour faire face aux invasions des Birmans, le peuple de Siam a mis au point un art guerrier permettant de lutter au corps-à-corps face à un ennemi armé. Le plus célèbre boxeur thaï est un certain
Khanom Dtom, prisonnier de guerre, qui aurait vaincu une dizaine de soldats Birmans en échange de sa liberté. Puis durant les périodes de paix qui ont suivi, le muay thai est devenu une distraction pour le peuple, qui venait régulièrement assister aux combats entre les soldats. C'est à partir de là qu'est née la tradition des paris. Ce n'est qu'au début du 20ème siècle que les bandes attachées aux poings, quelquefois enduites de glu servant à y fixer du verre pilé seront définitivement abandonnées au profit des gants de boxe. Par ailleurs, seront aussi instaurées des limites de temps ainsi que des catégories par poids.
Aujourd'hui, il existe énormément de respect entre l'entraîneur et son élève, si bien qu'avant chaque combat ce dernier lui rend honneur à travers une danse de cinq minutes environ sur le ring, accompagnée par un
pii, une flûte traditionnelle. Cet art martial est souvent mis en lumière par les films d'action, notamment Kickboxer avec Jean-Claude Van Damme, et plus récemment avec la star montante Tony Jaa.
Les règles :
Un combat se déroule en cinq reprises (ou rounds) de 3 minutes. Les pieds, poings, genoux et coudes sont autorisés, tant qu'ils n'atteignent pas volontairement les parties génitales de l'adversaire. Un arbitre relève qu'aucune irrégularité n'est commise, et attribue des points au mérite, favorisant l'aggressivité. Le vainqueur est celui qui a réussi à mettre K.O son adversaire dans la limite des cinq rounds, ou bien qui possède le plus de points.
Ces deux sports jouissent d'une très grande popularité et constituent les sports nationaux de la Thaïlande. Il est particulièrement facile de tomber sur des terrains de sepak takraw dans les villes, et même dans les campagnes thaïlandaises.
Sources :
Gajahmas,
www.gajahmas.com, visité le 14 septembre
Benjawan Poomsan Becker,
Thai for advanced readers,Paiboon Publishing, p 64
Article ajouté le 14/09/2006 par Bloodbrother