bouton bouton bouton
drapeau Russie
Mars 500

Début 2008, un équipage de 6 personnes, 4 Russes et 2 Européens, va embarquer pour une mission fictive de 500 jours à destination de la planète rouge. Le but ? Recueillir un maximum d’informations sur les répercussions psychologiques et physiques d’une mission de longue durée dans l’espace. Nom de la mission : MARS 500.

La simulation sera la plus proche possible des conditions réelles d’une éventuelle mission pour Mars. L’équipage sera totalement coupé du reste du monde, il embarquera tout le nécessaire à sa survie durant 1 an et demi (eau, nourriture, médicaments…) et recyclera son air. Au programme, décollage fictif, trajet de 250 jours vers Mars, exploration de la surface de la planète puis retour au pays. En cas de pépins, problèmes techniques ou maladies, par exemple, les membres de l’équipage devront agir sans aucune aide extérieure. Ils ne bénéficieront que d’un soutien par radio dont le temps de transmission pourra aller jusqu’à 40 minutes selon leur distance estimée avec la Terre.


L’expérience sera conduite sur le sol russe. Les six volontaires seront enfermés dans de grandes cuves métalliques reliées entre elles par des sas. Ils évolueront dans un espace de 200m², reproduction de l’intérieur d’une navette réelle. On y trouvera entre autres une zone de recherche, un quartier médical, une cuisine et un espace privé pour chacun.

À bord, les six personnes devront suivre un entraînement physique accompagné de multiples tests puis conduire de nombreuses expériences scientifiques. Dehors, les observateurs analyseront leur comportement, leur réaction face à l’isolement et aux différents problèmes auxquels ils feront face. De nombreuses autres informations seront également recueillies et serviront lors du premier vrai voyage de longue durée dans l’espace.

L’Agence Spatiale Européenne, qui participe au projet, recherche actuellement les deux candidats qu’elle va proposer pour l’expérience. Deux hommes, pour la constitution d’un équipage entièrement masculin, âgé de 25 à 50 ans et ayant des connaissances supérieures en sciences, médecine ou ingénierie. L’expérience se déroulera durant 500 jours et comptera également une période de préparation puis une période de tests après la mission.


Sources

ESA prepares for a human mission to Mars, www.esa.int, visité le 23 septembre 2007

L'Europe et la Russie vont simuler une mission sur Mars à travers une expérimentation de 500 jours, www.internet-pro.fr, visité le 23 septembre 2007


Photos

Crédits ESA

Article ajouté le 24/09/2007 par Tev

Logo imprimante Imprimer
Logo recommander Recommander à un ami



Les commentaires



il sagit surtout de tester les resistances psychologiques des candidats au stress de l isolement ,du confinement et de la promiscuité entre eux ... 500 jours aprés seront ils toujours aptes à s'entraider ??
Commentaire ajouté le 28/11/2007 à 22h49 par INOX  

Cela m'étonnerait fort que l'on arrive à créer une gravité artificielle avant le premier départ vers Mars étant donné la quantité d'énergie incroyable que cela demande. Mais les longs séjours en apesanteurs ne sont pas impossible. Le record est de 438 jours de suite à bord de MIR, environ un aller-retour vers Mars donc.

On sait qu'en faisant suffisamment de sport, plusieurs heures par jour dans le cas des plus longs séjours, on peut retourner sur Terre et subir une gravité normale sans s'effondrer. Parce que le vrai problème c'est le retour sur Terre plus que la vie en apesanteur (à moyen terme). Certains astronautes ont eu un peu de mal à leur retour c'est vrai mais d'autres tiennent la forme.
Commentaire ajouté le 07/10/2007 à 15h05 par Tev  

Sympa ce test "grandeur nature"... qui me rappelle d'ailleurs un (mauvais ?) film de série C (pour catastrophe, naturellement :lol: ).

Ce n'est pas le premier (test) du genre non plus. Il y a quelques mois ou quelques années, avaient eu lieu deux tests (un pour les hommes et un pour les femmes, si ma mémoire est bonne) pour étudier les conséquences de l'apesanteur sur le corps.

Les "cobayes" ont passé plusieurs mois allongés sur un lit avec une inclinaison de 5° (toujours si ma mémoire ne me joue pas de tour) positionnant les pieds à un niveau légèrement supérieur à celui de la tête.

Ce n'est pas, non plus, sans me rappeler tous les tests qui ont pu être fait lors de la conquête spatiale au sortir de la seconde guerre mondiale.

Toute cette théorie, c'est bien beau, mais le premier vrai test restera tout de même la première mission qui partira, à mon avis.

Enfin, dans cette structure, ils vont bénéficier de la gravité terrestre.
Je me demande s'ils auront une gravité reconstituée lors du vol de la mission et comment ils vont prendre ça en compte dans leur étude. Parce que cela va forcément affecter beaucoup de choses. Remarquez, les vols habités sont suffisamment nombreux pour que l'on en ait une petite idée, vous me direz. Ouais, pas impossible.^^

Mon regret dans tout ça ? Ne répondre à aucune des qualifications requises pour pouvoir faire partie de… la mission.^^ Ou être née quelques décennies (siècles) trop tôt. :red :

Oui, jamais contente.^^ Je retourne à mes palliatifs favoris : SF en bouquins ou en films.
Commentaire ajouté le 07/10/2007 à 10h19 par Them  



Commenter cet article
Votre pseudo (obligatoire) 20 caractères max

Contrôle anti-bot:(obligatoire)
Veuillez résoudre ce calcul:   (5-1)